Une étude interne de la direction nationale de la police aux frontières révèle une évolution alarmante dans le département des Pyrénées-Orientales. Entre janvier et août 2026, 67 mineurs algériens non accompagnés ont été interceptés contre 44 lors de la même période en 2025, ce qui représente une augmentation de plus de 39 %. La nationalité algérienne est désormais la première à être recensée dans les structures d’accueil d’urgence.
Des groupes criminels organisent des opérations pour inciter des migrants à se présenter en tant que mineurs isolés, afin d’accéder aux dispositifs de protection légale. Ces pratiques sont associées à une utilisation abusive des centres d’hébergement, transformés en points stratégiques pour des activités illégales. Depuis janvier, plus de dix jeunes Algériens accueillis ont été placés en garde à vue, principalement pour des infractions liées au trafic de stupéfiants.
Une alerte critique a également été déclenchée suite à l’identification d’un individu présumé lié à une organisation criminelle qui s’est introduit dans un centre d’accueil en se faisant passer pour mineur, portant une arme de poing. Cette situation souligne l’urgence croissante de sécuriser les frontières et de protéger les victimes des manipulations criminelles, tout en évitant la fragmentation des dispositifs d’accompagnement.