Un réseau d’abattage clandestin a coûté la vie à une fillette : Six bouchers en examen pour E. coli

Un an après le décès d’une petite fille de 11 ans et les intoxications de 32 personnes dans l’Aisne, six bouchers sont désormais mis en examen pour des actes présumés de vente de viande contaminée par la bactérie E. coli. L’enquête a révélé un système d’abattage illégal organisé à large échelle, dont chaque étape a été étudiée avec une minutie inédite.

« Ce n’est pas simplement une affaire de viande non conforme », souligne Me Angélique Opovin, avocate des parents de l’enfant décédée. « Nous traitons ici d’un réseau structuré qui s’était développé sur plusieurs mois et dont chaque maillon doit être identifié pour établir la responsabilité totale. »

Depuis juin 2025, quatre boucheries et deux étals de supermarchés ont fermé suite à des constatations sanitaires alarmantes. Les familles concernées attendent avec anxiété le résultat d’un procès qui pourrait ouvrir la voie vers une sanction pour homicide involontaire.

Audrey Gabert, la mère d’Élise, a déclaré : « Aujourd’hui, nous sommes fiers que les personnes responsables puissent être confrontées à des sanctions. Même si le chemin vers la justice est long, cette étape représente une victoire pour notre famille. »

Les six bouchers impliqués sont désormais sous contrôle judiciaire et ont subi une interdiction partielle d’exercer leur métier. Leur cas marque un tournant dans l’enquête sur les failles alimentaires qui ont conduit à la mort d’une jeune fille.